À Bandiagara, au pays Dogon, nous travaillons avec Timothée Dolo, le directeur de l’école secondaire. Dans les petits villages autour de Bandiagara, les gens vivent de l’agriculture. Ils cultivent surtout du mil et des haricots dans des sols peu fertiles. Quand la saison des pluies se passe bien, ils récoltent juste assez pour nourrir la famille. Grâce à de petits réservoirs d’eau, ils peuvent prolonger de deux à trois mois la période de culture et ainsi récolter des oignons, de la salade et des tomates. Il n’y a pas d’autre revenu. Quand il ne pleut pas, les gens souffrent très rapidement de la faim.

 

Pour aller à l’école, les filles font chaque jour plusieurs kilomètres à pied avec un petit sachet de millet que, la plupart du temps, elles ont déjà mangé avant d’arriver. À cause de cela, elles sont une proie facile pour des garçons qui leur proposent du « moto stop » ou un repas. C’est ainsi que pas mal de ces jeunes filles tombent enceinte. Par la suite, elles perdent souvent la protection de leurs parents. Notre projet repose sur un programme qui permet de maintenir les jeunes filles chez elles pour qu’elles puissent finir l’école.

 

Dix de ces jeunes filles participent chaque année au projet. Ainsi, elles ont plus de chance de trouver un travail rémunéré grâce auquel elles peuvent alors soutenir leur famille. Dans ce projet, il est important de reconstituer le lien familial lorsqu’il est rompu.

 

Timothée passe voir les familles et, au début du projet, il parle de l’importance du soutien apporté à la jeune fille. Sans le soutien des parents, elle ne peut pas continuer l’école et s’occuper de son bébé.

 

Bien sûr, Timothée passe beaucoup d’énergie et de temps à donner des cours d’éducation sexuelle à l’école pour éviter les grossesses accidentelles, mais il est néanmoins nécessaire de prévoir un bon accueil pour les mères adolescentes. Les années passées, nous avons obtenu de bons résultats.